✲✲✲ WARDRUNA ✲✲✲

La culture viking est des plus fascinante mais force est de constater que nous n’en connaissons pas grand chose si ce n’est les mythes et légendes perpétrés depuis près d’un millénaire. Malgré cette difficulté à être au plus proche de la réalité de cette époque de l’Histoire, le groupe Wardruna met tout en œuvre pour représenter au mieux le folklore supposé des vikings avec leurs projets basés sur les vieilles croyances nordiques.

Le groupe émerge en 2003, fondé par Einar Selvik (Kvitrafn) avec Kristian Espedal (Gaahl) et Lindy Fay Ella. Il défend la néofolk et l’ambient norvégien.

Les trois premiers albums de Wardruna font partis d’une trilogie centrée sur l’alphabet runique ou plus précisément vieux futhark. Chaque rune est un symbole spirituel voir occulte et à ce titre les musiciens tentent avec le plus de précision possible d’enregistrer la musique en respectant un rituel qui met en valeur la rune représentée. Par exemple quand ils interprètent la rune correspondant au bouleau, Bjarkan, Einar Selvik joue sur du bouleau. Dans Ragnarok , avec le morceau Odal, Wardruna aborde le thème de la famillle. A ce titre Einar Selvik a fait chanter ses deux filles.

En 2014, Einar Selvik annonce sur la page Facebook officielle du groupe qu’ils participent à la composition de la bande-originale de la série TV Vikings, en compagnie de Trevor Morris.

La série connaît un franc succès et c’est en partie grâce à la musique envoûtante de Wardruna. Ils sont par ailleurs consultés de nombreuses fois dans le cadre des épisodes de Vikings pour créer un contexte historique vraisemblable en respectant au mieux la culture païenne nordique que Wardruna affectionne tant.

Si leurs compostions sont des plus mélodiques, les percussions en sont d’autant plus vibrantes, puissantes, aussi inspirantes et tragiques que la marche décidée d’un guerrier qui part sur le champs de bataille.

Wardruna a des pouvoirs, des pouvoirs magiques. Il ramène à la vie les animaux morts grâce aux instruments qu’il utilise, il rend hommage à la nature, à l’homme, aux sorciers, aux légendes. Il est cela dit intemporel ou plutôt anachronique. Il mélange aisément des costumes anciens à des costumes modernes à l’instar de sa musique aux rythmes primitifs mais encore actuels. L’objectif du groupe est d’approcher l’auditeur dans ce qu’il a de plus intime, le toucher dans sa mélancolie mais l’interpeler avec ce qu’il connaît déjà.  Ainsi découvrir Wardruna c’est participé à un rituel personnel qui s’inscrit dans la lignée d’une culture millénaire. Une expérience à ne manquer sous aucun prétexte.

Echos et Merveilles à l’honneur, pour cette nouvelle édition, de vous offrir un voyage en compagnie du désormais mythique Wardruna dimanche 28 avril à 22h sur la grande scène du Bascala.

Durée : 90 à 120 minutes

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